jeudi 25 août 2011
mercredi 10 août 2011
Vézelay, spirituel?
Après le musée,
arpenter la rue qui traverse Vézelay,
ne pas savoir,
quelle heure est-il?
Les boutiques sont pleines,
les touristes font la queue pour se payer une glace,
je vais voir cette vieille batisse,
qui fait fasse à la basilique,
dans laquelle j'ai dormi il y a 25 ans,
rien n'a changé,
les travaux n'ont pas été faits,
je demande à une habitante ce que sont devenus les propriétaires,
ils sont devenus âgés, il a des soucis de santé,
architecte-compagnon,
il vit toujours en Suisse, au bord du lac, vient rarement...
Je chasse mes souvenirs, d'un geste dans mes cheveux, les images quittent ma tête.
Nous entrons dans la basilique,
des chants superbes,
des voix douces,
qui se répondent,
féminines et masculines,
les frères et les soeurs de la communauté St Bernard.
C'est l'heure de la messe.
Les touristes croisés dans les rues ne viennent pas jusqu'ici.
Plus à cette heure.
Ils mangent déjà, certainement.
Ou peut-être pensent-ils que la prière ne les concerne pas.
Il y a 25 ans,
je n'étais pas entrée.
Ce soir du 10 juillet 2011,
Nous sommes très peu à participer à ce temps de prière.
Sans l'avoir prévu,
nous arrivons au bon moment,
restons,
entièrement,
complètement.
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Musée Zervos
J'ai l'habitude,
lors d'une expo,
de photographier rapidement ce qui me frappe,
sans me soucier des cadrages,
mon petit compact me sert d'aide-mémoire,
une sorte de petit carnet de croquis.
Voici les trois images que j'ai été autorisée à faire.
Les gardiens m'ont avertie qu'il était strictement interdit de photographier ici.
Dans la salle du haut, puis sous les combles,
j'ai réussi à faire quelques clichés.
Par pour désobéir.
Juste pour ne pas oublier,
ce que m'inspiraient ces oeuvres.
Poterie de Picasso
Picasso
Puis, rapidement photographié ces trois peintures et... je ne me souviens plus du nom du peintre...
Il y a quelque chose dans la légèreté de l'encre qui m'intéressait
Dans la salle du haut,
ces petites merveilles de
Alberto Giacometti.
J'ai parlé avec le jeune homme qui vendait les tickets,
j'aime bien parler aux personnes qui travaillent dans les musées.
Il m'a expliqué pourquoi nous ne pouvons pas photographier,
question de droit d'auteur à payer aux propriétaires des oeuvres.
Donc.....pchhhtttt!
Il m'a expliqué alors l'histoire de Zervos,
il publiait les Cahiers d'Art,
en échange de quoi les artistes lui donnaient des oeuvres.
Parfois, il devait les vendre pour se payer un salaire.
Parfois, il les gardait.
Ces petites figures de Giacometti sont si petites,
que Zervos les avaient mises dans une boîte d'allumettes.
A la mort de Zervos, ceux qui créèrent le musée ont trié ses affaires.
Alors que la boîte allait partir à la poubelle, quelqu'un de bien avisé l'a ouverte
ea découvert
ces deux merveilles
qui m'ont émues aux larmes.
Elles ont la qualité et la grandeur des sculptures de Giacometti à taille humaine que je connaissais auparavant!
Il y a eu cette salle,
où sont présentés des portraits fait par Man Ray,
De Madame Zervos et la femme d'Eluard, Nusch...
Une relation troublante, quelques mots laissés sur des papiers
qui montrent une relation ambigüe entre les deux hommes et leurs deux épouses,
un quatuor;
un quatuor;
qui ont vécu quelques temps dans la maison qu'occupait le couple Zervos pendant la guerre.
Bref, un musée riche,
j'y suis allée pour cette collection de miniatures des Cyclades,
ressortie nourrie et comblée,
avec une curieuse impression d'avoir passé un moment avec des amis.
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